L'orchestre d'harmonie rend un bel hommage à deux de ses membres disparus
La formation musicale dirigée par Jean-Jacques Bernard a donné dimanche son traditionnel concert du Nouvel An dans un espace Georges-Sadoul comble. La partition est trop belle !
Quinze heures, dimanche après-midi, les portes de l'espace Georges-Sadoul se ferment. A l'entrée, on refuse du monde. Le concert de Nouvel An de l'orchestre d'harmonie municipale fait encore une fois salle comble. Le succès est à la hauteur de la prestation des musiciens qui ont offert cette année une réelle performance aux spectateurs venus les applaudir. Le programme est varié, comme c'est le cas chaque année direz-vous, certes mais jamais encore l'orchestre n'a proposé une prestation d'une telle qualité et d'une telle intensité.
Un bel hommage
Avant de commencer, les musiciens ont annoncé avec émotion qu'ils dédiaient leur concert à leurs camarades trop vite disparus, Christian Villmin et Dominique Bourrion: «Ils étaient gais et bons vivants, nous vous offrirons donc un festival de bonne humeur.» La promesse est hautement honorée et même largement dépassée, une réelle émotion se mêlant régulièrement à l'admiration du public impressionné.
Sous la direction de Jean-Jacques Bernard, la soixantaine de musiciens qui composent l'orchestre d'harmonie met son talent au service des œuvres interprétées. Le voyage musical débute avec la marche de la Légion étrangère suivie dans un autre style du slow langoureux et romantique «We're all alone». Le concert prend une toute autre tournure lorsque résonnent les premières notes de «Mont Blanc». Chacun des musiciens investis au maximum suit «à la baguette» le chef d'orchestre, le moment est intense, la salle vibre au son de chaque note et grâce à la magie d'une musique brillamment retranscrite se trouve transportée dans un ailleurs enneigé. Le charme opère de nouveau lorsque les musiciens emmènent les spectateurs sur les traces de Dr Jekyll et Mr Hyde à travers un extrait de la comédie musicale du même nom, l'orchestre d'harmonie est à son top et offre au public un festival d'émotions, la deuxième partie du concert se veut plus festive mais tout aussi remarquable. La joyeuse bande de musiciens ne se prends pas au sérieux pour autant et ne manque pas une occasion de taquiner leur bien aimé chef d'orchestre. En plus d'être les maîtres d'œuvres d'un très bel après-midi, ils jouent la complicité avec le public aux anges. Un très beau moment qui donne ses lettres de noblesse à la formation.
